HISTOIRE DE L’ART-E.GREGOIRE

Histoire de l’Art  –  Escapades belges
Avec Emmanuel Grégoire – Licencié en Philosophie et Lettres  
 avec o
rientation Histoire de l’Art et Archéologie

Cycle de 8 conférences : lundis de 18h à 19h30
Participation : 8 euros/conférence – 55 euros/cycle.

  • Lundi 28/09/2020
    Des Peintres ni si « primitifs » ni si « flamands »
    De Jan Van Eyck à Gérard David
  • Lundi 26/10/2020
    Des « Classiques » plus néo-classiques que classiques
    Henri-Joseph Rutxhiel Et Francois-Joseph Navez
  • Lundi 30/11/2020
    Ils ont ramené le soleil dans leurs tableaux
    Les Orientalistes Belges
  • Lundi 14/12/2020
    Quitter Bruxelles pour rejoindre Nafraiture
    Itinéraire artistique de Leon Frederic 
  • Lundi 18/01/2021
    Tous deux Symbolistes – l’un peintre et l’autre sculpteur
    William Degouve De Nuncques et Georges Minne 
  • Lundi 22/02/2021
    Quelques « fauves » brabançons
    Rik Wouters, Ferdinand Schirren et Les Autres
  • Lundi 22/03/2021
    Entre Copenhague et Amsterdam, il y a Bruxelles pour les artistes de Cobra : Pierre Alechinsky et Cie
  • Lundi 26/04/2021
    Un lien entre Beauraing, Bujumbura et Bertrix
    L’architecte Roger Bastin

Jean Cocteau disait de Michel de Ghelderode qu’il était le diamant qui fermait le collier de « perles » que la Belgique portait autour du cou. De là à émerger  la volonté  de partir à la découverte de ces « perles belges ». 
Tous ces artistes belges soutiennent, haut la main, la comparaison avec d’autres noms tellement plus connus et sont parfois eux-mêmes à l’origine de groupes d’artistes ayant acquis une renommée internationale (les Primitifs flamands, CoBrA…).
Ce cycle se fixera comme objectif de présenter des figures ayant été essentiellement actives sur le territoire de la Belgique en suivant une remontée chronologique du Moyen Âge à nos jours.
Puisqu’ « il n’y a plus de saison(s) », les noms, peut-être attendus, ne seront volontairement pas au programme mais bien ceux que nous avons hâte de vous faire découvrir.

  1. LUNDI 26/10/2020
    DES « CLASSIQUES » PLUS NEO-CLASSIQUES QUE CLASSIQUES -> HENRI-JOSEPH RUTXHIEL ET FRANCOIS-JOSEPH NAVEZ

 De nombreux points communs rapprochent ces deux artistes : un début de formation dans des Académies belges (Liège pour le premier, il est originaire de Lierneux, Bruxelles pour le second, il est originaire de Charleroi), une continuité de celle-ci dans les plus grands ateliers parisiens (respectivement Jean-Antoine HOUDON et Jacques-Louis DAVID), un long séjour en Italie, une prédilection pour le portrait et les sujets mythologiques, une belle carrière (RUTXHIEL auprès des dirigeants français, NAVEZ comme directeur de l’Académie de la capitale), la réalisation d’oeuvres lisses dont la perfection donne le vertige et, enfin et surtout, la défense des grands principes classiques jusqu’à une date avancée du XIXème siècle (primauté du dessin, authenticité par l’observation de la nature) au moment où triomphe pourtant le Romantisme.  

  1. LUNDI 30/11/2020
    ILS ONT RAMENE LE SOLEIL DANS LEURS TABLEAUX
    LES ORIENTALISTES BELGES

Le goût de l’exotisme est un des traits majeurs du courant romantique mais dans un premier temps, les artistes se contenteront de le fantasmer. La génération suivante, à la suite du voyage au Maghreb d’Eugène DELACROIX, fait le pas en avant de se rendre sur place pour s’imprégner des lieux et de ceux qui les occupent. C’est le cas de Jean-François PORTAELS, qui après avoir visité le Maroc, le peint abondamment au milieu du XXème siècle.

À la charnière du siècle suivant, une véritable fascination se développe chez un Jules Van BIESBROECK, un Édouard VERSCHAFFELT ou encore un Henri EVENEPOEL sans parler d’un Émile DECKERS dont la vie s’organisera entre Verviers et Alger. Et, d’une extrémité à l’autre de la Belgique (avec le Brugeois Frank BRANGWYN et le Virtonais Nestor OUTER), les artistes rentrent au pays les yeux chargés de couleurs et les mains pleines de soleil pour peindre l’Orient et nous l’offrir. 

  1. LUNDI 14/12/2020
    QUITTER BRUXELLES POUR REJOINDRE NAFRAITURE
    L’ITINERAIRE ARTISTIQUE DE LEON FREDERIC 

Ce fils d’un riche orfèvre bruxellois, après avoir étudié à l’Académie de sa ville natale, rejoindra Rome non grâce au prix qu’il n’a pas remporté mais aux frais de son père. De retour de la ville éternelle, il se laisse séduire par le naturaliste français Jules BASTIN-LEPAGE et découvre le village de Nafraiture dans la commune de Vresse-sur-Semois. Les contacts avec les paysans sont rapides, le respect pour leurs activités rurales immédiat et la campagne alentours admirée. Dès lors, et ce suite à des séjours de plusieurs mois chaque année dans ce lieu, ce sont ces visages et ces vues qu’il va constamment injecter dans ses oeuvres, tant dans de monumentaux triptyques que dans de petits formats et aussi bien dans la veine naturaliste de sa production que dans la partie idéaliste de son oeuvre. 

  1. LUNDI 18/01/2021
    TOUS DEUX SYMBOLISTES – L’UN PEINTRE ET L’AUTRE SCULPTEUR : WILLIAM DEGOUVE DE NUNCQUES ET GEORGES MINNE 

Originaire de Monthermé dans les Ardennes françaises, la famille de William DEGOUVE DE NUNCQUES s’installe d’abord à Spa avant de rejoindre Bruxelles. Et c’est là que le peintre entre en contact avec les poètes symbolistes de La Jeune Belgique sous l’influence desquels se dessinent ses suggestions de silence et de solitude, ses alcôves mystérieuses et mystiques, ses nocturnes pâles et gracieux, ses pointes de lumières artificielles. Après quelques séjours à Majorque et un exil hollandais, c’est à Stavelot, en Ardenne, qu’il s’éteint.

Né à Gand et installé à Bruxelles, c’est finalement à Laethem-Saint-Martin que Georges MINNE décide de se fixer. Cet homme vulnérable sculpte alors des figures ascétiques, introverties, comprimées, qui expriment le pessimisme et l’angoisse qui hantent d’innombrables oeuvres symbolistes. 

  1. LUNDI 22/02/2021
    QUELQUES « FAUVES » BRABANÇONS 
    RIK WOUTERS, FERDINAND SCHIRREN ET LES AUTRES

Proches des intérieurs d’Henri MATISSE, des vues de Raoul DUFY, d’André DERAIN ou de Maurice de VLAMINCK, les oeuvres des peintres fauves belges en sont pourtant différentes : extrême sensibilité des aquarelles de Ferdinand SCHIRREN, scènes de genre toujours attachées à la perspective de Jos ALBERT, portraits hauts en couleur de Willem PAERELS, dissimulation sous le plein soleil des villes ravagées de l’Yser par Achille Van SASSENBROUCK, les soldats dans les tranchées et les bunkers du front sur toile de jute d’Anne-Pierre De KAT.
Une autre spécificité du fauvisme brabançon consiste à s’exprimer par la sculpture. Redevable à SCHIRREN, le travail du bronze par Rik WOUTERS consiste en un véritable modelage de la matière que l’on pourrait croire peinte par la lumière. Et c’est évidement Nel, son épouse, qui est son modèle de prédilection.

  1. LUNDI 22/03/2021
    ENTRE COPENHAGUE ET AMSTERDAM, IL Y A BRUXELLES POUR LES ARTISTES DE COBRA : PIERRE ALECHINSKY ET CIE

Après avoir acquis une formation d’artiste graphique à l’École nationale supérieur d’Architecture et des Arts décoratifs de La Cambre à Bruxelles, Pierre ALECHINSKY se spécialise d’abord dans l’illustration de livres (un domaine qui le marquera d’ailleurs profondément) et dans la pratique de diverses techniques graphiques. En 1949, il rencontre Christian DOTREMONT et forme avec lui le noyau de la branche belge du courant CoBrA (Karel APPEL et Asger JORN seront leurs équivalents respectifs pour Amsterdam et Copenhague). Proposant une alternative à la farouche querelle qui divise les tenants de l’abstraction et de la figuration au milieu du XXème siècle, le groupe se disloque bien vite (1951) sans pour autant poursuivre cet itinéraire. Dans les années 1960, cette « perle belge » exposera aussi bien à Venise qu’à Kassel, à Paris qu’à New York.

  1. LUNDI 26/04/2021
    UN LIEN ENTRE BEAURAING, BUJUMBURA ET BERTRIX
    L’ARCHITECTE ROGER BASTIN

 Héritier des innovations du Corbusier, l’architecte Roger BASTIN (1913-1986) est aussi bien connu pour ses restaurations que pour avoir étoffé le tissu urbain namurois. Il est l’auteur de chantiers d’envergure tant en Belgique (Musée Royal de Mariemont, Musée d’Art moderne de Bruxelles, Sanctuaire des apparitions de Beauraing, …) qu’à l’étranger (Collège interracial de Bujumbura) comme de réalisations aux dimensions plus restreintes (différentes églises).
Peu importe les dimensions de ces édifices, la fonctionnalité liée à la forme, la fluidité des espaces, une volumétrie simple, un assemblage de formes sous la lumière, l’asymétrie des bâtiments et l’usage du béton ainsi que l’intégration de l’art dans les réalisations architecturales sont autant de caractéristiques inhérentes à ses constructions y compris dans « ses » quatre chapelles bertrigeoises.

 

.  Archives Histoire de l’Art .

  1. LUNDI 28/09/2020
    DES PEINTRES NI SI « PRIMITIFS » NI SI « FLAMANDS »
    DE JAN VAN EYCK A GERARD DAVID

Regroupés sous une étiquette réductrice et arbitraire mais encore tellement répandue, les Primitifs flamands étaient parfaitement incontournables pour entamer ce cycle de conférences.
Aussi, c’est avec l’œuvre de celui qui est considéré comme le père de la peinture à l’huile que débutera l’intervention avant d’envisager ses devanciers, ses contemporains et ses successeurs.

Seront donnés à voir :
Le réalisme de Robert CAMPIN,
L’expression des passions humaines de Rogier VAN DER WEYDEN,
L’intimisme sacré du discret Dirk BOUTS,
Petrus CHRISTUS, qui a reçu VAN EYCK en héritage,
Entre rigueur et poésie, Hans MEMLING,
L’art tourmenté de  Hugo VAN DER GOES
Et la douce mélancolie de Gérard DAVID.

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