HISTOIRE DE L’ART-E.GREGOIRE

Histoire de l’Art  –  Escapades belges
Avec Emmanuel Grégoire – Licencié en Philosophie et Lettres
avec o
rientation Histoire de l’Art et Archéologie

Cycle de 8 conférences : lundis de 18h à 19h30
Participation : 8 euros/conférence – 55 euros/cycle.

  • Lundi 25/10/2021
    Quitter Bruxelles pour rejoindre Nafraiture
    Itinéraire artistique de Leon Frederic 
  • Lundi 29/11/2021
    L’Ecole liégeoise du paysage
    Deux précurseurs et deux représentants
  • Lundi 20/12/2021   
    Tous deux Symbolistes – l’un peintre et l’autre sculpteur
    William Degouve De Nuncques et Georges Minne 
  • Lundi 24/01/2022  
    Quelques « fauves » brabançons
    Rik Wouters, Ferdinand Schirren et Les Autres
  • Lundi 21/02/2022
    Entre Copenhague et Amsterdam, il y a Bruxelles pour les artistes de Cobra : Pierre Alechinsky et Cie
  • Lundi 28/03/2022  
    Un lien entre Beauraing, Bujumbura et Bertrix
    L’architecte Roger Bastin
  • Lundi 25/04/2022
    Une brève histoire de la photographie en Belgique
    Des débuts à maintenant
  • Samedi 30/04/2022
    Sortie culturelle
    Wiertz et Meunier à Bruxelles

D’après Jean Cocteau, Michel de Ghelderode était le diamant qui fermait le collier de « perles » que la Belgique portait autour du cou. D’autres « perles belges » soutiennent la comparaison avec d’autres noms tellement plus connus et sont parfois eux-mêmes à l’origine de groupes d’artistes ayant acquis une renommée internationale (les Primitifs flamands, CoBrA…).
Ce cycle ne posera pas la question oiseuse de déterminer l’existence ou non d’un art belge mais il se fixera comme objectif de présenter des figures ayant été essentiellement actives sur le territoire de la Belgique. Les noms, peut-être attendus, ne seront volontairement pas au programme mais bien ceux que nous avons hâte de vous faire découvrir.

2. LUNDI 25/10/2021
QUITTER BRUXELLES POUR REJOINDRE NAFRAITURE
L’ITINERAIRE ARTISTIQUE DE LEON FREDERIC 

Ce fils d’un riche orfèvre bruxellois, après avoir étudié à l’Académie de sa ville natale, rejoindra Rome non grâce au prix qu’il n’a pas remporté mais aux frais de son père. De retour de la ville éternelle, il se laisse séduire par le naturaliste français Jules BASTIN-LEPAGE et découvre le village de Nafraiture dans la commune de Vresse-sur-Semois. Les contacts avec les paysans sont rapides, le respect pour leurs activités rurales immédiat et la campagne alentours admirée. Dès lors, et ce suite à des séjours de plusieurs mois chaque année dans ce lieu, ce sont ces visages et ces vues qu’il va constamment injecter dans ses œuvres, tant dans de monumentaux triptyques que dans de petits formats et aussi bien dans la veine naturaliste de sa production que dans la partie idéaliste de son œuvre. 

3. LUNDI 29/11/2021
L’ECOLE LIEGEOISE DU PAYSAGE
DEUX PRECURSEURS ET DEUX REPRESENTANTS

L’exposition, intimement liée à cette conférence, permettra aux visiteurs de découvrir l’œuvre gravé de Richard HEINTZ ainsi qu’une sélection exemplative des productions picturales d’Armand JAMAR et de Fernand VETCOUR.

Dès la fin du XIXe siècle, des artistes actifs et/ou originaires de la cité ardente s’aventurent, notamment grâce au développement du réseau ferroviaire, au cœur de l’Ardenne. Ainsi un Evariste CARPENTIER (1845-1922) puis un Richard HEINTZ (1871-1929), pour ne citer qu’eux mais tout à fait représentatifs, vont se laisser séduire par les lieux découverts (respectivement Logne et Sy) avant d’en immortaliser picturalement bien d’autres. Ils inaugurent alors une tradition, une « école » qui fera bien des disciples, comptant des émules non par dizaines mais par centaines. Aussi, après avoir évoqué ces deux précurseurs, nos regards se poseront sur écran mais également directement sur les œuvres présentes grâce à l’accrochage tout spécialement prévu à cet effet afin d’envisager la touche franche et presque excessive d’un Armand JAMAR (1870-1946), unissant en une même surface impressionnisme et expressionnisme, ainsi que celle, tellement plus lisse, de Fernand VETCOUR (1908-2001). Avec ce dernier, nous quitterons les paysages d’élection de ce groupe et voyagerons en sa compagnie jusqu’en Sicile.

4. LUNDI 20/12/2021 
TOUS DEUX SYMBOLISTES – L’UN PEINTRE ET L’AUTRE SCULPTEUR : WILLIAM DEGOUVE DE NUNCQUES ET GEORGES MINNE 

Originaire de Monthermé dans les Ardennes françaises, la famille de William DEGOUVE DE NUNCQUES s’installe d’abord à Spa avant de rejoindre Bruxelles. Et c’est là que le peintre entre en contact avec les poètes symbolistes de La Jeune Belgique sous l’influence desquels se dessinent ses suggestions de silence et de solitude, ses alcôves mystérieuses et mystiques, ses nocturnes pâles et gracieux, ses pointes de lumières artificielles. Après quelques séjours à Majorque et un exil hollandais, c’est à Stavelot, en Ardenne, qu’il s’éteint.
Né à Gand et installé à Bruxelles, c’est finalement à Laethem-Saint-Martin que Georges MINNE décide de se fixer. Cet homme vulnérable sculpte alors des figures ascétiques, introverties, comprimées, qui expriment le pessimisme et l’angoisse qui hantent d’innombrables oeuvres symbolistes. 

5. LUNDI 24/01/2022
QUELQUES « FAUVES » BRABANÇONS
RIK WOUTERS, FERDINAND SCHIRREN ET LES AUTRES

Proches des intérieurs d’Henri MATISSE, des vues de Raoul DUFY, d’André DERAIN ou de Maurice de VLAMINCK, les oeuvres des peintres fauves belges en sont pourtant différentes : extrême sensibilité des aquarelles de Ferdinand SCHIRREN, scènes de genre toujours attachées à la perspective de Jos ALBERT, portraits hauts en couleur de Willem PAERELS, dissimulation sous le plein soleil des villes ravagées de l’Yser par Achille Van SASSENBROUCK, les soldats dans les tranchées et les bunkers du front sur toile de jute d’Anne-Pierre De KAT.
Une autre spécificité du fauvisme brabançon consiste à s’exprimer par la sculpture. Redevable à SCHIRREN, le travail du bronze par Rik WOUTERS consiste en un véritable modelage de la matière que l’on pourrait croire peinte par la lumière. Et c’est évidement Nel, son épouse, qui est son modèle de prédilection.

6. LUNDI 21/02/2022
ENTRE COPENHAGUE ET AMSTERDAM, IL Y A BRUXELLES POUR LES ARTISTES DE COBRA : PIERRE ALECHINSKY ET CIE

Après avoir acquis une formation d’artiste graphique à l’École nationale supérieur d’Architecture et des Arts décoratifs de La Cambre à Bruxelles, Pierre ALECHINSKY se spécialise d’abord dans l’illustration de livres (un domaine qui le marquera d’ailleurs profondément) et dans la pratique de diverses techniques graphiques. En 1949, il rencontre Christian DOTREMONT et forme avec lui le noyau de la branche belge du courant CoBrA (Karel APPEL et Asger JORN seront leurs équivalents respectifs pour Amsterdam et Copenhague). Proposant une alternative à la farouche querelle qui divise les tenants de l’abstraction et de la figuration au milieu du XXème siècle, le groupe se disloque bien vite (1951) sans pour autant poursuivre cet itinéraire. Dans les années 1960, cette « perle belge » exposera aussi bien à Venise qu’à Kassel, à Paris qu’à New York.

7. LUNDI 28/03/2022
UN LIEN ENTRE BEAURAING, BUJUMBURA ET BERTRIX
L’ARCHITECTE ROGER BASTIN

 Héritier des innovations du Corbusier, l’architecte Roger BASTIN (1913-1986) est aussi bien connu pour ses restaurations que pour avoir étoffé le tissu urbain namurois. Il est l’auteur de chantiers d’envergure tant en Belgique (Musée Royal de Mariemont, Musée d’Art moderne de Bruxelles, Sanctuaire des apparitions de Beauraing, …) qu’à l’étranger (Collège interracial de Bujumbura) comme de réalisations aux dimensions plus restreintes (différentes églises).
Peu importe les dimensions de ces édifices, la fonctionnalité liée à la forme, la fluidité des espaces, une volumétrie simple, un assemblage de formes sous la lumière, l’asymétrie des bâtiments et l’usage du béton ainsi que l’intégration de l’art dans les réalisations architecturales sont autant de caractéristiques inhérentes à ses constructions y compris dans « ses » quatre chapelles bertrigeoises.

8. LUNDI 25/04/2022
UNE BREVE HISTOIRE DE LA PHOTOGRAPHIE EN BELGIQUE
DES DEBUTS À MAINTENANT

Pour clôturer ce cycle de conférences consacré à l’art belge, c’est la photographie qui a été retenue afin de réaliser qu’à côté d’un Daguerre et d’un Talbot, Albert BREYER (1812-1876), installé à Liège, a été l’un des pionniers dans ce domaine ; afin de rappeler que la photographie professionnelle, avec ses studios, s’y développe dès 1850 ; afin d’expliquer en quoi consistait l’Association belge de Photographie et de comprendre pourquoi, à la charnière des XIXe et XXe siècles, tous y étaient affiliés ; afin de poursuivre l’itinéraire d’acquisition des lettres de noblesse de ce moyen d’expression au moment où ce dernier intègre les expositions mais avec un intérêt qui n’est plus uniquement documentaire ; afin d’évoquer le pictorialisme de l’Entre-deux-guerres, l’aventure surréaliste toujours vivace aujourd’hui, la photographie dite « sociale » et celle désignée « créative », sans oublier une reconnaissance tant attendue : celle de lui voir enfin consacrer un musée ! 

SAMEDI 30/04/2022
BRUXELLES : WIERTZ ET MEUNIER
SORTIE CULTURELLE

(sous réserve de la réouverture et de l’accessibilité de ces deux endroits !)

Dans l’intimité du gigantisme et du monumental : découverte de deux ateliers 

Bruxelles a conservé jusqu’à ce jour l’atelier de grandes figures de l’art belge, celui du peintre d’origine dinantaise Antoine WIERTZ (1806-1865) et celui du peintre et sculpteur Constantin MEUNIER (1831-1905). Quoi de mieux pour couronner un cycle entier de conférences dédié à l’art de notre pays que de découvrir l’œuvre de ces artistes là où elle a été élaborée. C’est la visite de ces lieux méconnus du grand public que nous vous proposons afin de vous laisser emporter par les vastes toiles du premier et de vous laisser intimider par les imposants bronzes du second. La journée s’organisera ainsi en deux temps, émotionnellement très différents, puisqu’au tourbillon passionnel romantique succédera la tension retenue dans les corps des travailleurs du représentant du réalisme en Belgique. 

Modalités pratiques à venir.

 

.  Archives Histoire de l’Art .

1. LUNDI 20/09/2021
ILS ONT RAMENE LE SOLEIL DANS LEURS TABLEAUX
LES ORIENTALISTES BELGES

Le goût de l’exotisme est un des traits majeurs du courant romantique mais dans un premier temps, les artistes se contenteront de le fantasmer. La génération suivante, à la suite du voyage au Maghreb d’Eugène DELACROIX, fait le pas en avant de se rendre sur place pour s’imprégner des lieux et de ceux qui les occupent. C’est le cas de Jean-François PORTAELS, qui après avoir visité le Maroc, le peint abondamment au milieu du XXème siècle.

À la charnière du siècle suivant, une véritable fascination se développe chez un Jules Van BIESBROECK, un Édouard VERSCHAFFELT ou encore un Henri EVENEPOEL sans parler d’un Émile DECKERS dont la vie s’organisera entre Verviers et Alger. Et, d’une extrémité à l’autre de la Belgique (avec le Brugeois Frank BRANGWYN et le Virtonais Nestor OUTER), les artistes rentrent au pays les yeux chargés de couleurs et les mains pleines de soleil pour peindre l’Orient et nous l’offrir. 

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