Voyage au cœur de l’Art

avec  Emmanuel Grégoire (licencié en Philosophie et Lettres – Orientation Histoire de l’Art et Archéologie)

Cycle de 7 lundis : 23/10 – 27/11 – 18/12/2017 – 29/01 – 26/02 – 26/03 – 30/04/2018   –  De 18h à 19h30

Participation : 8 euros/cours – 50 euros pour le cycle.

 

Le 23/10 : L’anamorphose

Procédé qui consiste à déformer l’image jusqu’à son anéantissement et pousse le spectateur à adopter un point de vue déterminé pour reconstituer l’objet représenté. L’anamorphose est tantôt un paradoxe et une aberration tantôt une fantaisie et un divertissement mais elle est avant tout une marque d’excellence technique de la part d’un artiste capable de jouer avec les procédés de la perspective. Apparue au XVIe siècle, elle perdure de nos jours et permet d’attirer tout particulièrement notre attention.

Le 27/11 : Anselm Kiefer

Anselm Kiefer est un artiste allemand, peintre et sculpteur. Il a fait des études artistiques à l’Académie de Düsseldorf avec Joseph Beuys. Il est l’un des artistes internationaux les plus célébrés, courtisé par les collectionneurs et les musées du monde entier. Hanté par l’Holocauste, Anselm Kiefer a d’abord exhumé la mémoire douloureuse de l’Allemagne. Puis il a enfourché les grands mythes de l’humanité. Ses tableaux, lourds de matière et pétris de références, explorent les fondements de l’existence. Ses œuvres, saturées de matières (sable, terre, strates de plomb, suie, salive, craie, cheveux, cendre, matériaux de ruine et de rebut) sont nourries de littérature et de philosophie.

Le 18/12 : Histoire d’une couleur, « le Noir »

Ni uniforme, ni désespéré, lié au deuil et désormais à l’élégance, le noir nous a construit un imaginaire à part, une représentation du monde véhiculée par la photo et le cinéma, parfois plus véridique que celle décrite par les couleurs. Cet univers n’est pas relégué dans un passé lointain, il reste intimement lié à notre manière de penser.

Le 29/01/18 : L’autoportrait

L’autoportrait est un aveu, celui de l’artiste sur sa situation, sur l’évolution de ses traits physiques et de son style, sur ses ambitions et ses désespoirs, sur ses désirs brûlants et ses angoisses plus ou moins secrètes. Alors que certains sont bouffis d’orgueil et de prétention, d’autres sont d’une vérité sans la moindre complaisance. Les décrypter, c’est à la fois pénétrer l’intimité psychologique du concepteur et raconter cinq siècles d’Histoire de l’Art, entre pudeur et impudeur.

Le 26/02 : Jean Dubuffet, dénicheur d’artistes

Catégoriquement opposé à l’art qu’il appelle « cultivé », c’est-à-dire l’art que l’on apprend dans les écoles et les musées, il présente, dès ses premières expositions, en 1944, des peintures pleines d’humour, d’une maladresse et d’une naïveté qui rappellent les dessins d’enfants. C’est dans cet esprit que Dubuffet va dénicher, défendre et mettre à l’honneur des talents (Aloïse, Wölfli, Forestier ou Maisonneuve) auparavant ignorés.

Le 26/03 : L’art des Aborigènes d’Australie

Le but sera d’offrir une synthèse d’un art qui, vieux de cinquante mille ans, a récemment acquis une grande valeur commerciale sans perdre sa signification spirituelle aux yeux des Aborigènes meurtris par l’histoire. Les productions artistiques seront déchiffrées à partir des rêves ancestraux et des grands mythes spécifiques au sol australien, des escarpements sauvages de la Terre d’Arnhem aux immensités du grand désert central.  

Le 30/04 : Folies, fabriques et fantaisies dans les parcs

Ces édifices miniatures, parfois sans réelle visée pratique et souvent lieux de rencontres clandestines, constituent de précieux éléments du décor des parcs dès le XVIIIème siècle. Temples grecs et romains, pyramides et obélisques égyptiens, ruines médiévales et tentes turques ou pavillons chinois nous font sourire par leur côté artificiel voire absurde. Mais que ces moqueries ne nous fassent pas oublier la réelle volonté d’ouverture sur le monde des concepteurs anciens et actuels.