Oooh !

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Le Centre culturel de Bertrix recrute
Un(e) Directeur(trice)

Description de fonction :

  • Fonction : Directeur(trice)
  • Echelon 6.1 de la CP 329.02 avec 2 ans d’ancienneté + chèques-repas et 13ème mois
  • Contrat : CDI avec évaluation après 1 an – régime 38h/semaine – horaire variable (disponibilité indispensable plusieurs soirées et certains week-ends
  • Engagement sur fonds propres, subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles
  • Développement de l’action culturelle générale, reconnue par le Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sur le territoire de la commune de Bertrix, au départ du siège de l’ASBL
  • Des déplacements à l’intérieur et à l’extérieur de la Commune sont nécessaires pour les partenariats avec d’autres associations, d’autres centres culturels, d’autres communes, d’autres opérateurs sectoriels, des réunions de secteurs, de visionnements de spectacles … Frais de déplacements justifiés remboursés
  • Permis de conduire et véhicules indispensables

Le directeur/la directrice exercera les missions suivantes (liste non exhaustive) :

  • Coordination, gestion et évaluation du projet culturel défini en adéquation avec le décret relatif aux centres culturels et son contrat-programme
  • Coordination générale et gestion quotidienne de l’ASBL
  • Gestion financière de l’ASBL : comptes et budgets, affectations des ressources, recherche de moyens complémentaires, rédaction de divers dossiers (administration, demande de subsides, documents de référence …)
  • Gestion des ressources humaines, coordination, animation et cohésion d’équipe
  • Programmation des saisons culturelles et artistiques avec les différents acteurs
  • Travail en bonne intelligence avec le Conseil d’administration, le Bureau, le Conseil d’orientation, l’Assemblée générale et l’équipe
  • Suivi de l’ensemble des actions, soutien à la mise en œuvre des projets spécifiques des membres de l’équipe et à leur articulation au point de vue pratique et stratégique
  • Rédaction de documents nécessaires au bon fonctionnement de l’association
  • Mise en réseau, rencontres et relations publiques avec l’ensemble des interlocuteurs institutionnels, associatifs et les habitants ainsi qu’avec les pouvoirs communaux et provinciaux
  • Représentation de l’équipe auprès du Conseil d’administration, du Bureau et de l’Assemblée générale : préparation des travaux de ces instances, co-animation du Conseil d’orientation
  • Compétences organisationnelles, dans une dynamique transversale : anticipation, gestion proactive d’une planification importante, respect des délais et des échéances, relance et suivi de projets
  • Représentation éventuelle du Centre culturel par délégation du Conseil d’administration auprès des institutions tierces
  • Favoriser le contact avec les artistes, accueil, réception …

 Votre profil :

  • Bachelier avec 2 ans d’expérience en direction ou codirection, coordination, gestion de projets dans une institution socio-culturelle
  • Connaissance et maitrise d’une ASBL
  • Faire preuve d’un grand intérêt pour la culture
  • Connaissance des réalités d’un « Centre culturel de la Fédération Wallonie-Bruxelles » (de la législation à la pratique quotidienne) et connaissance du secteur culturel Fédération Wallonie-Bruxelles et de ses enjeux, capacité à développer et structurer une vision de politique culturelle à l’échelle du territoire de la commune
  • Capacité à mobiliser positivement une équipe, des instances et des partenaires autour d’un projet culturel
  • Capacité à entretenir des relations fructueuses avec un ensemble large d’interlocuteurs et à les mobiliser (associations, artistes, mandataires publics, agents administratifs, partenaires, …)
  • Maitriser des outils informatiques (logiciels de bureautique, gestion d’une boite mail, …)
  • Maitriser des ressources humaines
  • Aisance écrite, orale, dans les relations publiques
  • Des connaissances de base en comptabilité sont un atout
  • Etre prêt(e) à travailler en horaire irrégulier et à effectuer des prestations conséquentes en soirée ou de week-end.

 Procédure de recrutement

Conformément aux articles 92 et 93 du Décret relatif aux Centres culturels du 21 novembre 2013, un jury, composé de représentants du Conseil d’administration, de l’Inspection de la Culture (Fédération Wallonie-Bruxelles) et d’experts extérieurs, recevra les candidatures, en fera l’analyse, organisera une épreuve écrite et une épreuve orale et soumettra un classement général motivé des candidat(e)s qui sera pris en considération par le conseil d’administration du Centre Culturel.

Documents requis

  • Curriculum Vitae
  • Lettre de motivation
  • Photocopie du diplôme
  • Extrait du casier judiciaire (Modèle 2)

Les dossiers incomplets seront irrecevables.

Etapes et calendrier de sélections

  • Dépôt de candidature : du 15 octobre 2021 au 20 novembre 2021
  • Examen écrit : le 27 novembre 2021 de 9h à 12h
  • Examen oral : le 4 décembre 2021 (matin et après-midi)
  • Entrée en fonction : janvier 2022 au plus tard avec un compagnonnage jusqu’au 1er mai avec l’ancien directeur.

Les candidatures sont à adresser à Monsieur Jean-Pierre ECHTERBILLE, Président du Centre culturel de Bertrix, Place des 3 Fers 9 – 6880 BERTRIX ou à l’adresse mail cc.bertrix@belgacom.net 


 http://www.stillstandingforculture.be/

Rendez-vous sur ce lien pour visualiser dans son entièreté la carte blanche intitulée « La généralisation du Covid Safe Ticket, un dangereux précédent ».
Cette carte blanche a déjà reçu de nombreuses signatures. Joignez la vôtre !

La généralisation du Covid Safe Ticket, un dangereux précédent

À Bruxelles et en Wallonie, le monde politique envisage de conditionner l’accès à des activités telles que le sport, l’horeca et la culture au Covid Safe Ticket. Cette carte blanche émanant du monde culturel, signée en 24h par près de 400 organisations et plus 1000 travailleurs·euses des arts et de la culture, souligne le caractère arbitraire du champ d’application du CST et alerte sur les dangers d’un outil de contrôle hasardeux qui risque de se banaliser. Il est encore possible de co-signer ce texte (voir plus bas, juste avant la liste des premiers signataires).

À Bruxelles et en Wallonie, les autorités régionales annoncent l’extension du Covid Safe Ticket (CST) dès le 15 octobre. Cet outil, créé il y a quelques mois pour permettre la reprise des événements de masse, va désormais conditionner l’accès d’un certain nombre de lieux et des activités réunissant plus de 50 personnes à la preuve d’un vaccin, d’une immunisation récente ou d’un test négatif au Covid-19. Les secteurs soumis à cette extension du CST verront une série de restrictions se lever. Ainsi, dans le « secteur » des arts et de la culture, qui mélange pêle-mêle des tas de réalités différentes, les lieux seront désormais autorisés à revenir à des jauges pleines et les spectateurs pourront y enlever leur masque. En contrepartie les organisateurs devront contrôler le public et le cas échéant, refuser l’accès à toute personne qui ne serait pas munie de ce sésame.

Pas trop tôt !, se disent certains qui y voient l’opportunité d’un retour à la normale bien mérité. Il faut dire qu’au cours des 18 derniers mois, certains secteurs comme celui de la culture ont été particulièrement mis à contribution, se voyant obligés d’alterner de longues périodes de fermeture totale avec des périodes d’ouverture conditionnée à des protocoles stricts, et ce malgré que toutes les études scientifiques concluaient que les salles proposant des activités assises sont très peu propices à la propagation du virus.

À nos yeux, le CST perpétue pourtant cette politique du deux poids-deux mesures qui a cours depuis le début de l’épidémie de Covid-19 en Belgique et qui prétend distinguer « l’essentiel » de ce qui ne l’est pas, une ritournelle qui favorise toujours les activités marchandes et l’économie consumériste. À défaut d’études comparatives fiables, et en l’absence de preuve de sa véritable efficacité, le champ d’application du CST concernerait une fois encore, obstinément, des secteurs d’activités spécifiques plutôt que des situations où les risques de transmission seraient tangibles. On notera que le dispositif est imposé notamment aux lieux de culture et de socialisation, mais pas aux entreprises ou aux centres commerciaux où s’agglutinent pourtant des milliers de personnes chaque jour. 

Logique de santé publique, vraiment ? Ou choix politique d’instrumentaliser certains champs d’activité pour ne pas en affecter d’autres ? Un coup d’œil chez nos voisins apporte des éléments de réponse. En France, le gouvernement avait choisi cet été d’élargir le système de contrôle sanitaire aux centres commerciaux de plus de 20.000 m2 dans les régions les plus touchées par l’épidémie. La mesure fut de très courte durée, plusieurs préfectures la suspendant rapidement face à la levée de bouclier du patronat et de grosses enseignes déplorant une chute notable de leurs activités commerciales (1). Mais lorsque les salles de cinéma ont déploré que l’entrée en vigueur du pass sanitaire avait fait chuter leur fréquentation de près de moitié, les autorités n’ont pas cillé (2). 

La carotte et le bâton, mais dans quel but ?

Malgré un nom faisant explicitement référence à « la sécurité », il y a matière à douter de l’aptitude du CST à atteindre les objectifs qui lui sont attribués par les gouvernements : limiter la circulation du virus, éviter la saturation des hôpitaux, empêcher un nouveau confinement. Il ne se trouve d’ailleurs pas grand monde parmi les politiques pour affirmer que le CST serait réellement un outil de réduction des risques. Pas grand monde non plus pour démontrer que la balance entre ses avantages et ses inconvénients justifierait sa généralisation.

Plusieurs épidémiologistes belges ont récemment souligné que ce dispositif n’a pas prouvé son efficacité, voire qu’il serait susceptible d’augmenter les risques de contamination dans certaines situations (3) car la méthode choisie, celle de la carotte et du bâton, prévoit de suspendre les gestes barrière. 

En avril, le Comité d’urgence de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’est prononcé contre l’instauration des pass sanitaires, notamment parce qu’ils peuvent « aggraver les inégalités » mais aussi en raison des « preuves limitées concernant la performance des vaccins sur la réduction de la transmission » (4). En août, le Groupe d’Experts de stratégie de crise pour le Covid-19 (GEMS) a quant à lui recommandé au Gouvernement belge de n’utiliser le CST que dans des contextes où il aurait une forte légitimité sanitaire, tels des événements de masse présentant un risque important de transmission et que d’autres mesures moins intrusives ne permettraient pas de prévenir (5). Les experts du GEMS pressentaient qu’à défaut d’une application basée sur ce principe de proportionnalité, le CST serait perçu comme une obligation vaccinale déguisée et ne ferait qu’accentuer la polarisation de la société.

Un basculement dont on mesure encore peu les effets à long terme

Car tandis que la vaccination contre le Covid-19 reste légalement un acte volontaire, la finalité du CST apparaît moins comme un rempart sanitaire que comme une parade politique, à savoir stimuler la campagne de vaccination par une forme d’obligation qui ne dit pas son nom et dans laquelle l’État se décharge de ses responsabilités sur les équipes des lieux concernés, censées se transformer en agents de contrôle.

Très pragmatiquement, nous devons d’abord rappeler que nous ne sommes ni compétents pour gérer les tensions que ce tri du public ne manquera pas de provoquer à l’entrée de nos lieux et de nos activités, ni habilités à contrôler des identités. Nous n’avons pas non plus les moyens d’engager des sociétés de gardiennage, lesquelles ne sont d’ailleurs pas davantage habilitées à contrôler les identités et c’est heureux. Mais surtout : ce n’est pas notre rôle ! Nous ne nous sommes pas engagés dans ces métiers pour ça. C’est contraire à l’éthique et aux valeurs que nous défendons à travers nos activités et nos productions. Si nous avons un rôle à jouer, c’est celui de maintenir du lien dans un cataclysme social, de préserver la vie sociale des effets anxiogènes et clivants de la crise sanitaire, de surmonter les inégalités d’accès et de participation à la culture.

Nous n’avons pas à nous immiscer dans la sphère privée des usagers qui fréquentent nos lieux ou nos activités, que ce soit en contrôlant leur statut vaccinal ou leur identité, c’est-à-dire en participant à ce que l’Autorité de protection des données (APD) qualifie d’« ingérence particulièrement importante dans le droit au respect de la vie privée et le droit à la protection des données à caractère personnel » (6). Nous ne sommes pas là pour exclure ou stigmatiser quiconque, pour priver des gens de leurs droits culturels, ni pour participer à les désactiver socialement… pas même ceux qui, pour telle ou telle raison, ne sont pas vaccinés, pas encore vaccinés, n’ont pas les moyens de se payer des tests, sont sans papiers, ou refusent de se soumettre à ce type de contrôles.

À quelques jours de l’entrée en vigueur théorique du CST, nous tenons à tirer la sonnette d’alarme sur ce dispositif qui constitue à nos yeux un dangereux précédent. Il risque non seulement de se prolonger dans le temps et de s’étendre face à une épidémie qui n’est manifestement pas provisoire, mais aussi de se reproduire à d’autres occasions, bref, de se « normaliser » tout en multipliant les discriminations et en modifiant fortement nos comportements sociaux. Nous ne voulons pas contribuer à ce glissement vers une société qui transforme la population en juges ou en policiers, qui ce faisant généralise l’usage des smartphones et des QR codes à des fins de contrôle, tout en contribuant à accroître la fracture numérique.

 Il s’agirait d’un basculement dont on mesure encore peu les effets à long terme. Nous ne sommes pas dupes non plus des dégâts humains que le CST causera à court terme au sein de nos publics et de nos équipes. Nous pensons qu’il y a d’autres manières d’envisager une campagne de santé publique et de s’adresser à la population non vaccinée. Nous sommes convaincus que des solutions basées sur l’expertise des équipes et sur les particularités de chaque situation (la taille d’une salle, la possibilité d’y asseoir le public, etc.) seraient plus justes et efficaces qu’un traitement unique imposé dans la précipitation et sans concertation à tout un « secteur ». Nous savons en tout cas qu’il existe des moyens bien moins discriminants et moins attentatoires à la vie privée pour accueillir le public dans les meilleures conditions possibles ; des études internationales et belges en attestent… dont certaines ont été commandées par les mêmes instances qui veulent aujourd’hui généraliser le CST. Le reste n’est qu’une question de choix politique.

  1. “Pass sanitaire au centre commercial : pourquoi ça coince dans certains départements et pas dans d’autres ?”, LCI, 01/09/2021. Lire aussi : “Coronavirus en France : le Medef demande l’arrêt du pass sanitaire pour les centres commerciaux”, RTBF, 02/09/2021.
  2. “Au cinéma, la fréquentation réduite de moitié après la mise en place du passe sanitaire”, Le Monde, 29/07/2021. Lire aussi : “Les salles de cinéma cherchent désespérément leur public cinéphile”, Le Monde, 02/10/2021.
  3. “Derrière les chiffres : le pass sanitaire permet-il de réduire la transmission du coronavirus en toutes circonstances ?”, Johanne Montay avec Marius Gilbert, RTBF, 17/09/2021. Lire aussi : “Yves Coppieters: On met en place une mesure dont l’efficacité n’est pas tout à fait prouvée”, La Libre Belgique, 17/09/2021.
  4. “Covid-19 dans le monde : un comité de l’OMS opposé à la mise en place d’un passeport vaccinal”, Le Monde, 19/04/2021.
  5. “Coronavirus: pourquoi les experts belges recalent le pass sanitaire“, Le Soir, 28/08/2021.
  6. Avis de l’Autorité de protection des données “concernant un avant-projet d’ordonnance relative à l’extension du COVID Safe Ticket en cas de nécessité découlant d’une situation épidémiologique particulière”.

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